La sculpture prend sa source dans l’empreinte de la main, un geste fondamental, une marque indélébile de l’humain. Turzo agrandit cette empreinte, la transforme, la métamorphose en une forme abstraite et monumentale. Ce geste d’agrandissement souligne la puissance et la fragilité de l’empreinte humaine, la trace laissée sur le monde.
Elle ne représente pas un sujet reconnaissable, mais plutôt une sensation, une émotion, une expérience. Ses courbes et ses creux suggèrent un processus d’érosion, un lent travail du temps sur la matière, une transformation progressive. La surface du bronze, lisse et polie, reflète la lumière, accentuant les formes et les volumes.
Elle invite l’observateur à se questionner sur la nature du temps, sur la trace que nous laissons sur le monde, sur la fragilité et la permanence de l’existence. C’est une œuvre qui transcende les frontières de la simple représentation, pour devenir une expérience sensorielle et émotionnelle.